Le Pollinarium : outils de prévention des pollinoses

Le concept:

Il s’agit de parcs ou d’espaces verts où sont rassemblées les principales espèces allergisantes de la région. Le choix de ces espèces se faisant conjointement par un collectif d’allergologues locaux et de botanistes.
Grâce à des observations quotidiennes par les jardiniers des services des espaces verts, il est possible de déterminer de manière précise et précoce le début ainsi que la fin d’émission de chaque espèce de pollen.
La diffusion des données se fait sous forme d’alertes e-mails envoyées aux personnes allergiques ou aux professionnels de santé préalablement inscrits sur le site des Pollinariums Sentinelles : « Alerte Pollen »

Le site:

L’adresse regroupant les Pollinariums est : http://www.alertepollens.org/

Pour simplement consulter les plantes, arbres ou herbacées en cours de pollinisation sans s’inscrire, voici comment faire en quelques clics:

1- Descendre avec la molette en bas de la page d’acceuil:

2- Et cliquer sur le Pollinarium qui vous concerne:

3- Il existe un autre lien direct pour accéder à ces informations pour la Bretagne : http://www.airbreizh.asso.fr/pollens/

Intérêts:

– Prévention des crises : le fait d’anticiper la crise allergique pollinique permet de conserver un seuil de tolérance élevé aux pollens (principe démontré du « Priming effect »)
– qualité de vie pour le patient: savoir quand débuter et arrêter son anti-histaminique.
– socio économique: consommation médicamenteuse et dépenses de santé publique.

Qu'en pensent les médecins généralistes :

Selon la thèse d’un interne en médecine générale de Rennes, qui a réalisé une enquête de pratique par questionnaire électronique sur 2 230 MG des départements d’Ille-et-Vilaine, du Morbihan, de Loire-Atlantique et de Maine-et-Loire, de novembre 2015 à mars 2016, avec un taux de réponse de 18% (405 médecins généralistes), il a été montré que:

– 73 % des MG connaissaient l’existence des alertes polliniques et 30,8 % d’entre eux utilisaient ces outils.
– 70 % des MG connaissant les alertes polliniques considéraient que ces dispositifs présentaient un intérêt dans la prise en charge des pollinoses.
– La majorité des MG (71,1 %) qui utilisaient les bulletins allergo-polliniques modifiaient leur prise en charge en conséquence.
– Beaucoup de MG, qui ne connaissaient pas ces dispositifs, se sont dit prêts à l’essayer.

Ils modifient la prise en charge sur trois points essentiels : prise d’un antihistaminique plus précocement, éducation sur les consignes d’éviction pollinique et éducation du patient à l’automédication.

Un système complémentaire de détection pollinique : le RNSA.

Le RNSA (Réseau National de Surveillance Aérobiologique) gère l’ensemble des capteurs de pollen en France (environ 85 répartis sur l’ensemble du territoire), et publie chaque semaine et par ville, des bulletins d’informations contenant un risque allergique prévisionnel, appelé le RAEP (Risque Allergique lié à l’Exposition aux Pollens)[9]. Il est établie grâce :

  • Aux comptes polliniques de la semaine écoulée,
  • Aux données cliniques (recueillies auprès d’un réseau sentinelles de médecin),
  • Aux observations phénologiques indiquant la capacité de production de pollen.
  • Aux prévisions météorologiques.

Cet indice « RAEP » varie sur une échelle de 0 (risque « nul ») à 5 (risque « très élevé »). Ces informations sont disponibles sur le site web du RNSA (www.pollen.fr), avec la possibilité de s’inscrire dans la rubrique « alerte » à des mails hebdomadaires d’alertes personnalisés (choix du département et des pollens allergisants). Il existe même des applications destinée au grand public sur Smartphone : « Alertes Pollens », « Pollen », « ALlergiK » et « Assistant Air ».

Bibliographie:

Utilisation des alertes polliniques en Médecine Générale : Impact sur la prise en charge des manifestations allergiques dues aux pollens.
Pouliquen, Mickael – (2016-06-23) / Universite de Rennes 1
https://syntheses.univ-rennes1.fr/search-theses/notice.html?id=rennes1-ori-wf-1-8205&printable=true

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